Skip to content


Internet Cognitif : L’être humain a tendance à simplifier les choses selon le contexte.

Même si l’être humain possède une capacité de stockage considérée comme infinie, sa mémoire de travail (la mémoire vive de l’ordinateur qui lui sert de cerveau) est au contraire limitée. Il ne peut arriver à consulter en une seule fois toutes les informations à sa disposition sur un sujet et doit se contenter d’un certain nombre d’informations considérées comme les plus pertinentes au moment « M » ou il les recherche (le contexte).

Lorsque qu’il lance une recherche d’information dans son « Google mental » il ne sélectionne que des résumés des premiers résultats pour les charger dans sa mémoire de travail. Comme sur Google ce n’est qu’une fois qu’il à choisi dans cette liste le résultat qui lui semble le plus pertinent qu’il charge de nouvelles informations plus précises,…Comme on clique sur une ligne de résultat sur internet.

Par contre contrairement a Google les éléments de la liste de son « moteur de recherche mental » ne sont pas présenté sous forme de texte, mais plutôt d’image mentale représentant de façon générale les informations.

Comme je vous l’ai déjà dit l’individu se conduit en général comme un cartographe qui extrait les limites de sa carte selon la demande. Si vous parlez de la France il va sortir une carte dessinant les contours du pays.

Si vous parlez d’une région en particulier (par exemple le Lyonnais) il ne va garder en mémoire que la carte de celle-ci plus ou moins détaillée selon le contexte des informations demandées (bon restaurant, site touristique, ami habitant dans la région,…).

Pour chaque information demandée existe une image mentale correspondante offrant des solutions ou informations.

Si par exemple vous demandez à un natif de la région comment aller de Lyon a Bourg en Bresse l’esprit de votre interlocuteur va se conduire comme un GPS éliminant toutes les routes qui ne sont pas pertinentes pour votre demande pour se concentrer sur celles qui vont vous permettre de réaliser ce trajet.

Parce que la mémoire de travail est limitée et que l’esprit humain a tendance à faire de la place pour les informations ou décisions à venir, chacune de ces images mentales sera simplifiée pour correspondre précisément au contexte sans fioritures supplémentaires.

Ce n’est pas comme certains pourraient le croire de la paresse intellectuelle mais simplement une optimisation des informations afin de ne pas perdre le fil de sa pensée. Rappelez-vous que pour maintenir une information disponible en mémoire de travail l’homme doit sans arrêt se répéter en boucle cette information jusqu’au moment ou il à fini de l’utiliser ou de la modifier et la stocke (ou pas) dans sa mémoire à long terme. Garder une information en « mémoire vive » demande donc une certaine dépense en énergie qu’il est logique d’économiser dés que possible.

Comme pour indexer sa mémoire l’être humain utilise une série d’images mentales liées à des informations, (en gardant l’analogie du rangement des information dans un disque dur d’ordinateur) certaines de ces images sont plus souvent utilisées que d’autres car elles représentent les dossiers principaux donnant accès à d’autres dossiers plus spécialisés.

Vous l’avez compris si vous voulez que vos visiteurs indexent les informations délivrées par votre site dans les premiers résultats de leur moteur de recherche mental vous devez lier dans leur esprit ces informations avec les images mentales de ses dossiers principaux.

Proposer des images simples et fortes pour accompagner vos informations serait une bonne stratégie (popularisée par le fameux « look and feel » de Microsoft ou les icônes des programmes de l’Iphone). Mais n’oubliez pas qu’une image mentale n’est pas forcément graphique. Un texte décrivant une image forte est suffisant pour que le lecteur imagine de lui-même une représentation mentale de celle-ci.

L’autre règle d’une bonne indexation serait de simplifier ou modifier l’information (la hiérarchiser intelligemment, faciliter son intégration,…) pour quelle soit aisément utilisable en mémoire de travail. Bref il faut bannir au maximum les concepts compliqués ou flous sur votre site si vous voulez faciliter l’indexation de votre offre (ou vos informations) dans l’esprit de ses visiteurs.

Enfin vous pouvez également faciliter l’indexation de l’information dans la MLT en essayant de pousser l’internaute à une auto-répétition (de maintien ou d’intégration). Bref répéter plusieurs fois la même idée simple, ou la lier de manière répétitive à des informations déjà connues, par peu générer ce type d’auto indexation par mimétisme intellectuel.

Puisque nous faisons une comparaison avec le disque dur de votre ordinateur il y a une autre opération que l’esprit humain à tendance à faire c’est la défragmentation.

A chaque fois que l’Homme charge des informations dans sa mémoire de travail il est susceptible de les modifier. En effet aucune information de la MLT ne peut être modifiée sans passer dans la « mémoire vive » de l’individu. Nous verrons plus tard comment se réalise cette opération, mais pour l’instant l’important c’est de savoir que dans la mémoire de travail les informations ont de grandes chances d’être modifiées.

Par exemple si l’individu raconte une anecdote à un ami (en faisant appel à sa mémoire épisodique) il y a de grande chance que celui-ci réagisse à l’histoire. L’ami va, par exemple, rebondir en racontant à son tour un épisode de sa vie ou exprimer sa propre morale de l’histoire. L’être humain va donc ajouter des informations à celles qu’il possède déjà ou transformer le sens de l’anecdote stockée dans sa mémoire.

Un autre exemple pourrait être celui d’anecdotes de travail ou de service militaire. Lorsque nous avons vécu des situations imposées et difficiles nous l’avons souvent vécu comme un enfer. Pourtant quelques années plus tard on raconte souvent avec humour ou une certaine nostalgie ces situations que pourtant à l’époque on s’était juré d’oublier très vite. Le contexte dans lequel on accède à ses informations a une influence sur l’évocation de ces souvenirs et ce contexte est lui-même sauvegardé avec ces informations pour une utilisation future.

Mais ce n’est pas tout. En récupérant des informations l’être humain va avoir tendance à les optimiser comme il optimise les capacités de sa mémoire de travail. C’est le fameux phénomène de défragmentation dont je vous parlais tout à l’heure. Donc plus l’être humain va faire appel à des informations, plus il va avoir tendance à les optimiser et inversement, plus les informations sont optimisées plus il va arriver à s’en rappeler facilement.

Et même encore mieux, comme l’individu enregistre les informations dans sa mémoire à long terme par (auto) répétition, plus il répète cette opération, plus les informations sont indexées et enregistrées de façon fiable.

C’est pourquoi l’une des premières méthodes d’apprentissage est basée sur la répétition de l’information (comme à l’école de grand papa). C’est aussi l’une des raison (et il y en a d’autres) qui rendent les rencontres multiples et répétées avec les visiteurs de votre site indispensable pour les convaincre de la qualité de votre offre ou de vos informations.

A suivre….

Pour en savoir plus sur l’internet cognitif lisez ces articles d’ECOMblog.fr :

Rubriques : Cognition, Graphisme / Css, Marketing, Technique.

Mots clefs : , , , , , , , .


One Response

Stay in touch with the conversation, subscribe to the RSS feed for comments on this post.

Continuing the Discussion

  1. Twitted by Ch_Poupart linked to this post on 16 septembre 2010

    […] This post was Twitted by Ch_Poupart […]



Some HTML is OK

or, reply to this post via trackback.

*



'+
1
'+
2 - 3
4 - 5
6 - 7
8 - 9
10 - 11
12 - 13
13 - 14
[x]