Skip to content


Pourquoi s’intéresser à la cognition humaine pour faire un site internet ?

Internet est à la base un outil d’échange d’informations. Si vous voulez vous assurer que les informations que vous diffusez soient bien comprises il est important de savoir comment l’homme perçoit, appréhende, enregistre, utilise cette information mentalement.

Si vous connaissez les processus de pensée de mémorisation et les comportements humains basiques, vous pouvez théoriquement utiliser cette connaissance pour générer et motiver instinctivement une réaction à votre profit.

Par exemple si vos visiteurs doivent :

  • cliquer pour recevoir plus d’informations,
  • s’inscrire à une newsletter,
  • placer mentalement votre site dans leurs favoris (dans leur tête pas avec son navigateur),
  • décider d’engager ou poursuivre un acte d’achat,
  • percevoir instinctivement qu’ils peuvent vous faire confiance,

… La connaissance que vous pouvez acquérir sur les comportements humains peut vous aider à générer et motiver ces actions dans le cerveau de vos visiteurs.

Vous allez me dire que le type d’information que vous devez diffuser coule de source et que le bon sens suffit à les présenter de façon visible. Pas besoin de parler de « cognition » pour concevoir votre site internet et le rendre efficace.

C’est vrai, vous pouvez fort bien vous passer de connaître les processus de pensée de vos visiteurs pour faire votre site internet. Plus de 99% des sites existants ce sont passés de ces informations pour exister. Mais si vous avez pas mal de concurrence ou si vous voulez vraiment aller plus loin dans l’efficacité de votre projet les choses ne sont peut-être pas aussi simples.

La connaissance que vous pouvez obtenir en lisant ce blog ou des ouvrages sur la PNL ou la cognition peut vous amener à comprendre bien des choses. Ce que vous faites tous les jours de façon instinctive et qui se révèle positif pour votre site, ou e que vous faites tous les jours de façon instinctive et se révéle contre performant alors que vous pensiez le contraire.

Vous pouvez faire figurer des informations sur votre site, mais si elles sont mal présentée (même de taille XXL) votre visiteur risque de passer totalement à coté et donc de ne pas acheter les produits ou services que pourtant vous pouviez lui vendre. Simplement, parce que vous avez placé ces informations en dehors du champ de ses perceptions.

Un peu comme si vous faisiez un site de partage de photographie pour les aveugles.

Vous devez absolument vous assurer que les informations que vous allez diffuser via internet sont a la portée des perceptions de vos visiteurs.

Étudier la cognition c’est rechercher les divers moyens pouvant être mis en place pour convaincre, déclencher des actions, et parfois même manipuler vos visiteurs, pour leur faire faire ce que vous avez besoin qu’ils fassent (leur faire penser ce que vous voulez qu’ils pensent, et…lol).

Si vous pensez qu’en parlant de « cognition » on coupe un peu les cheveux en quatre et que la lecture de cet article qui semble se diriger vers la division des follicules pileux ne va pas vous apprendre grand chose sur la manière de traiter vos visiteurs…Vous avez raison !

Si vous avez déjà une certaine expérience dans la conception de projets internet réussis cet article ne va pas vous apprendre comment faire ce travail. Par contre il va vous expliquer comment pousser plus loin vos performances.

Nombreux vont se dire qu’en parlant de cognition on pousse un peu « mémé dans les orties » alors qu’il est si simple d’affiner sa stratégie en réalisant sans arrêt des tests et en adoptant la solution qui a répondu le mieux à vos objectifs (conversion, trafic, réduction du taux de rebond,…).

Certes « Split testing » et « Amélioration continue » sont des solutions efficaces qui peuvent éventuellement vous épargner quelques maux de têtes causé par la lecture d’information sur ce sujet mais ce n’est pas la panacée. Vous pouvez tester avec plus ou moins de bonheur des choses qui vous sont venues à l’esprit et améliorer de façon sensible votre site, mais qu’en est-il des choses qui ne vous sont pas venues à l’esprit ? Comment allez vous trouver la bonne solution sans essayer de comprendre pourquoi elle fonctionne et pourquoi elle comment fonctionne dans l’esprit de vos visiteurs.

En adoptant la stratégie de l’amélioration continue, vous vous retrouvez dans la peau d’un mécano testant les réglages du moteur de sa voiture sans connaître les bases du moteur à explosion ou connaître la configuration des circuits sur lesquels son véhicule doit réaliser des performances.

Pour appuyer cette thèse je vous propose de lire les exemples suivants :

Exemple numéro un : L’iPhone.

Lorsque l’iphone à été dévoilé, un bon nombre d’experts ont jugés que ce téléphone n’apportait rien de bien nouveau dans le monde de la téléphonie mobile. C’est vrai les smartphones existaient déjà depuis un bon nombre de temps. Certains ont même prédit à Apple son premier échec depuis le retour de Steeve Jobs et lui ont conseillé de retourner jouer dans son bac à sable avec l’iPod.

A vrai dire, ce mépris pour les révolution en devenir est habituel. Lorsque Charles Darwin à présenté sa théorie de l’évolution à Londres les sommités présentes ont déclaré que cette théorie n’avait rien de révolutionnaire. Elle allait pourtant changer à jamais l’évolution humaine telle que nous la connaissions. Bref…

Lorsque les experts de la téléphonie renvoyaient Apple à ses lecteurs Mp3 et ordinateurs, c’était sans compter sur l’expérience des équipes d’Apple des processus de cognition et l’application de ces connaissances pour développer des systèmes d’exploitation toujours plus proches des utilisateurs.

Le succès de l’iphone a depuis inversé la donne. Les même experts qui hier prédisaient l’échec s’entendent aujourd’hui sur le fait que Apple est l’exemple a suivre.

Bien sûr le succès de l’iphone a inspiré un bon nombre d’imitateurs voulant proposer a leur tour un outil correspondant aux leçons données par Apple. Malgré l’arrivée rapide de ces imitateurs soutenue avec un matériel technologique équivalent ou souvent supérieur le bon vieil Iphone (pourtant jugé dépassé par des outils plus ouvert) tient toujours le cap. Les suiveurs malgré leur efforts ne sont de des challenger d’un téléphone qui n’avait pourtant « rien de révolutionnaire ».

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il ne suffit pas de copier les choses qui marchent pour faire la même chose, mais il faut aussi comprendre pourquoi elles marchent. L’avantage concurrentiel n’est pas seulement technologique il est également cognitif. L’interface même de l’iPhone présentant des pictogrammes/boutons très instinctifs a l’utilisation participent à une prise en main immédiate de l’appareil. C’est un tel succès

Vous allez me rétorquer que Apple fait la différence sur le nombre d’application disponibles pour son joujou technologique et que la cognition n’a pas grand chose a voir avec ce truc. Libre a vous de penser cela, mais je suis sûr que lorsque un des challenger de Apple aura a sa disposition le même nombre d’applications la situation n’aura pas plus changé car Apple sera toujours le plus proche de l’utilisateur.

A mon humble avis (et je suis sûr que vous le partagerez à la fin de la lecture de cet article) une bonne partie du succès d’Apple repose sur le fait qu’ils se basent plus sur la cognition des utilisateur que sur les gadgets technologiques. C’est cette connaissance de l’utilisateur qui permet aujourd’hui a Apple de présenter l’iPad comme étant l’appareil technologique le plus facile a prendre en main. Et ça marche….

Exemple numéro deux : La Wii de Nintendo

Je vais vous parler d’un autre gadget a la technologie considérée comme dépassée par rapport a ces concurrents, c’est la Wii de Nintendo (j’aurais pu parler aussi de la DS). Les créateurs de Nintendo se sont rendu compte qu’ils avaient atteint un un palier dans la jouabilité représenté par l’interface homme/machine qu’est la bonne vieille manette.

La manipulation de cette manette représente une difficulté pour un bon nombre de représentant du genre humain. Donc le nombre de joueurs potentiel est égal au nombre de personne pouvant manipuler les touches et joystick de façon suffisamment experte pour arriver à répondre à la difficulté du challenge représenté par le jeu. Croyez-le cela représente qu’une portion relativement limitée de la population.

L’un des objectifs de Nintendo lorsqu’il a réfléchi au fait de remplacer la manette habituelle par une nouvelle interface était d’élargir le potentiel de joueurs.

Je vous rassure l’idée ne leur est pas arrivée par hasard. Elle vient de l’observation de la clientèle des joueurs dans les salles d’arcade qui représente un panel bien plus large que celle des jeux sur console grâce aux divers contrôleurs spécifiques que l’on peu trouver sur les bornes d’arcade (fusil, volant, skate board, piste de danse interactive, marteau, maracas,…et même canne a pèche). Bref l’idée de Nintendo était d’arriver a reproduire cela chez soi.

D’ailleurs cela explique aussi le succès de jeux comme « Guitar Hero » ou « Rock Band » qui proposent une manette spécifique en forme de guitare, de batterie ou de platine vinyl.

Les concurrents de Nintendo ont eux parié sur la multiplication des spécifications technologiques pour des jeux toujours plus graphiques, en haute définition, toujours plus évolués et toujours plus compliqué à prendre en main. A un tel point que la difficulté des jeux à bien souvent été revue largement à la baisse lorsqu’ils demande la manipulation de plusieurs boutons en même temps ou enchainement de combos.

A contrario, la Wii propose des jeux simples a prendre en main et une nouvelle façon de jouer à la portée du plus grand nombre. Tout cela sur la machine la moins puissante du marché. Bref l’exact inverse de ces concurrents.

Résultat la Wii est un plus grand succès que les deux concurrents réunis et arrive à agrandir son marché bien au delà de celui de ses confrère en agrandissant le nombre de personne pouvant jouer avec une console à la maison.

Je pourrait sans peine multiplier les exemples ou la cognition à été étudiée pour améliorer l’échange d’information entre homme et machine, mais nous sommes ici pour parler d’internet.

Et la une surprise nous attend car ce média dont l’essence est l’interaction entre hommes et machines et qui devrait pourtant être le royaume de la recherche sur la cognition offre peu d’exemple de réussites dues à ce type de recherche.

Néanmoins nous allons parler du plus grand exemple a ce jour basé sur les processus de pensée humaine qu’est Google.

Exemple numéro trois : Google

Google n’est pas comme on pourrait le croire l’inventeur de l’interface la plus simple d’internet (un champ pour saisir sa recherche et un bouton pour la lancer). Cette interface à été en réalité créée par Altavista qui était le roi de la recherche sur internet lorsque Google a été créé.

Par contre ce qui a fait le succès de Google c’est sa capacité à donner des résultats pertinents et intéressants aux recherches des internautes. Si au départ cette pertinence était le résultat d’un algorithme astucieux, aujourd’hui son algorithme est le résultat d’une étude toujours plus poussée sur la nature humaine et la façon dont elle trouve les informations pertinentes ou utilisable. Google cherche à se rapprocher des processus d’acquisition d’information de l’homme pour qu’il évalue la pertinence.

Bien que Google cherche toujours a se rapprocher de l’homme, les spécialistes du référencement cherchent au contraire a se rapprocher du robot. Celui qui sert a Google pour indexer les sites internet. Ce qui fini par donner des sites qui sont a peine mieux positionnés que ceux qui se préoccupent plus de leurs visiteurs que des moteurs de recherche, mais qui ont souvent perdu leur efficacité a convaincre les visiteurs sur l’hôtel du référencement. Si on y réfléchi bien on marche un peu sur la tête pour le coup.

A l’extrême de ce raisonnement se trouvent les fameux sites « Made For Adsence » (MFA) qui exploitent les défauts de l’algorithme de Google en offrant a l’internaute un contenu extrêmement pauvre (mais optimisé pour le référencement) entouré de publicités elles même gérée par Google (les Adsence). Bref je demande a Google de me rembourser l’argent que j’ai déjà précédemment soutiré de sa poche.

Mais tout cela a bien vécu et aujourd’hui si Google fonctionne encore  avec des mots clefs sa façon de les appréhender est en train de changer et se rapproche de plus en plus des processus de cognition avec une structure de BDD « sémantique » et des cartographies cognitives.

L’Internet Cognitif ou le Web 3.0. !

L’internet cognitif n’est pas une invention technologique nouvelle permettant aux sites internet de se connecter directement au cerveau de ses visiteurs. C’est une façon de voir internet et ses systèmes d’informations d’oeuil différent. il va falloir garder l’esprit ouvert et vous préparer à expérimenter diverses techniques avant de trouver la bonne.

« L’internet cognitif » n’est pas un concept américain près à être francisé, c’est une invention de votre serviteur qui va poursuivre la route définie par Jakob Nielsen en bifurquant sur une nouvelle direction qui ne va pas de l’interface vers l’homme mais plutôt de l’homme et ses processus de pensée vers l’interface web.

Comme le web 2.0 est une manière de penser un réseau internet sous l’éclairage participatif ou communautaire, l’internet cognitif est centré lui sur l’utilisateur des sites web et les divers moyens de communiquer une idée ou pousser à l’action en s’adressant le plus possible aux mécanisme de base de ses comportements humains.

Nous allons ensemble découvrir que cette vision d’internet touche tous les aspects de la conception de votre site. Depuis le référencement et la visibilité de votre offre, jusqu’à la conclusion d’un acte de vente en passant par l’ergonomie, l’arborescence de votre site ou de votre offre, votre démarche commerciale en acquisition comme en fidélisation, vos taux de conversion,…

Bienvenue dans l’internet Cognitif, bienvenue dans le Web 3.0

A suivre….

Pour en savoir plus sur l’internet cognitif lisez ces articles d’ECOMblog.fr :

Rubriques : Cognition, Graphisme / Css, Librairie, Marketing, Vente.

Mots clefs : , , , , , , , , , , , .


4 Responses

Stay in touch with the conversation, subscribe to the RSS feed for comments on this post.

  1. Tony says

    Très intéressant :) Vivement les suites :)

  2. druidux blog says

    simple et visuel on apprend plus vite.
    complexe et intéressant on reviens plus souvent.

  3. Sventovit - Rédacteur Web says

    Très bon article que je relaie.

Continuing the Discussion

  1. Pourquoi s'intéresser à la cognition humaine pour faire un site … | Information Mining R&D linked to this post on 6 juillet 2010

    […] the original post: Pourquoi s'intéresser à la cognition humaine pour faire un site … Share this […]



Some HTML is OK

or, reply to this post via trackback.

*



'+
1
'+
2 - 3
4 - 5
6 - 7
8 - 9
10 - 11
12 - 13
13 - 14
[x]